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 Guerlain de Castellane, fou du désir nommé...

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MessageSujet: Guerlain de Castellane, fou du désir nommé...   Sam 25 Fév - 22:39

Fou du désir nommé Aimer



● Nom : Castellane (de)
● Prénom : Guerlain
● Age : La vingtaine
● Arme(s) : Une lance (son stylo sous forme inactive)
● Groupe : Hatter's Familly
● Rôle : Ambassadeur de la mafia
● Aime : Hum... Difficile de tout citer.
● N'aime pas : C'est possible ça chez lui ?
● Rang désiré : Psychopathe Passionnel


Un physique charismatique...


« À quoi ressemble le désir d'aimer ? »


En effet, ce jeune homme de toute beauté a un charisme et un sourire qui lui attire assez facilement les faveurs des autres, mais son air naïf et trop aimable peut également lui apporter bien des soucis puisqu'il attire également à lui les plus avides de ses propres faveurs. Un visage d'ange pour un sourire presque toujours présent, il présente des traits d'une finesse telle qu'il pourrait aisément passer pour une fille s'il n'était pas connu du fait de son rôle. Guerlain devait donner du meilleur pour apparaître digne de ce rang, autant scolairement, mentalement que physiquement selon lui et son père, développant son charisme déjà impressionnant naturellement, présentant ainsi un corps harmonieux et un grain de peau sans imperfection, diaphane non pas au point d'en sembler malade mais plutôt à y ressembler à s'y méprendre à une poupée de porcelaine, bien que sa taille plutôt conséquente laisse tout de même plutôt imaginer un ange tombé du ciel.

Oui, un ange, c'est ainsi que l'on le décrit bien souvent, avec son doux sourire éternel peint sur les lèvres et ses longs membres fins. Un corps élancé pour une élégance délicate, chacun de ses membres porte le signe d'une douceur incroyable et sa démarque à la fois pleine d'assurance mais très discrète lui vaut la description d'un papillon, à la fois gracieux et délicat, silencieux et léger, il glisse sur le sol sans le moindre complexe, ses pas le dirigeant entre les éventuels obstacles sans difficulté pour préserver son corps sans imperfection ; pourtant, il arrive que notre petit ange maladroit tombe parfois, se blessant légèrement, mais la rareté de cet évènement laisse à penser que cela ne lui arrive que lorsqu'il est troublé. Il faut dire aussi qu'il a souvent les yeux rivés au sol en une expression de silence respectueux, pouvant parfois paraître très pieux de sa part. Son côté d'ange reconnu par beaucoup a fait de lui quelqu'un de très apprécié mais aussi de très regardé : à chaque saute d'humeur, à chaque instant où il a présenté une autre réaction que ce silence et ce sourire aimable, le moment a été immortalisé : tout doit être impeccable jusque dans les moindres détails, chaque déraillement du jeune homme est aussitôt vu comme une anomalie dans son jeu, un jeu qu'il fait naturellement par son habituel sourire aimable et qu'il craint de plus en plus de perdre, redoublant de sourires et de respect en présence d'autrui.

Tel un voile de soie, ses cheveux roux rosés tirant sur le nacarat tombent en cascade le long de sa nuque, effleurant passivement ses épaules finement sculptées, une chevelure ondulant vaguement, caressant ses joues à chaque mouvement de son doux visage. Il ne les attache jamais vraiment, et ne semble pas décidé non plus à les faire couper, mais comment lui en vouloir, après tout que serait un lion sans sa crinière, un ange sans sa douce chevelure aux reflets d'or ? Soignés retombant à peine sur son visage comme par crainte de laisser cette merveille trop à découvert des yeux les plus avides de sa beauté, on ne peut cacher souvent l'envie de laisser s'y perdre les doigts, de jouer avec une mèche, par simple curiosité, mais Guerlain garde une distance respectueuse envers les autres, n'ayant laissé que ses parents passer leurs douces mains dans cette royale crinière ; mais depuis ce jour fatidique, le jeune Castellane n'a plus jamais pu apprécier ces caresses. Un lion doit renoncer à son statut de lionceau pour devenir le roi de la jungle, et un oisillon tombé du nid doit apprendre à utiliser seul ses ailes fragilisées, c'est la loi, et ce jeune lion s'y plie comme n'importe qui d'autre, malgré tout il attache beaucoup d'importance à ses cheveux, comme s'il attendait avec impatience que quelqu'un d'autre laisse s'y perdre des caresses... mais pas n'importe qui.

Il est une autre chose à laquelle Guerlain attache un très grande importance : ceux sont ses mains, ses fins doigts de musicien-peintre à la peau si fragile, douce et qui semble s'éclairer d'une pâle lumière, quelque soit la source de lumière qui s'y reflète. Il se refuse à y voir la moindre injurie, la moindre égratignure ou la moindre marque, si bien que ses longs doigts si fins, ses grandes mains pourtant pas bien larges, gardent une apparence uniforme et parfaite, en dehors des moments durant lesquels il s'adonne à sa plus grande passion, la peinture ; il n'est pas rare cependant de l'y voir porter des gants pour les protéger d'un éventuel travail manuel, c'est aussi une des raisons pour lesquelles quand il tombe il ne se rattrape jamais ou rarement avec les mains, par crainte de perdre ce "pouvoir". Car s'il ne le semble pas, ce lion destiné à de grandes choses préfèrerait être oiseau, il préfèrerait avoir sa liberté et continuer dans ses passions, la peinture, le dessin, le piano, le violon, la musique... S'il déteste les cordes grattées qui abîment ses doigts si fragiles, il ne se lasse pas d'entendre le doux son d'instruments classiques et n'aspire qu'à se libérer de son rôle pour s'intéresser à la musique qu'il aime tant et se lancer enfin véritablement dans la peinture ; malheureusement, rappelez-vous, ce jeune homme garde toujours tête baissée en un silence respectueux, à la fois docile et fermé. Il n'y a qu'en jouant de l'art, que lorsqu'il sent ses mains si fragiles jouer sur les touches froides d'un piano, danser avec l'arche d'un violon, courir sur une flûte, diriger un pinceau, jouer d'un crayon que le visage de cet ange s'ouvre enfin, laissant retrouver ce "lionceau qui voulait devenir oiseau".

Et ce regard, ses fins yeux si profonds mais à la lueur toujours fermée, ce regard légèrement plus tombant que la moyenne qui lui donne un visage de chien battu, un regard si triste qui semble trahir ce sourire aimable qu'il a toujours, quelqu'un parviendra-t-il un jour à le décrypter ? Bien que voulant observer au plus profond de ce regard, personne n'a réussi jusqu'à maintenant à lire dans les miroirs de l'âme du lionceau, personne n'est encore parvenu à y trouver l'oiseau même si tant d'autres ont voulu le supposer. Il est si renfermer, si profondément caché dans sa cage en or, les yeux rivés sur cette porte qui s'ouvre et se referme sans oser s'en échapper, que l'on fini par penser qu'il fera de grandes choses comme son prédécesseur. Ce regard qui semble si souvent perdu au loin, à la douce couleur cuivrée, cherche souvent à fuir le regard des autres quand il peut éviter une rencontre, et se ferme comme une huître en présence de personnes envers lesquelles il doit se montrer respectueux. Ses longs cils finement recourbés qui bordent ces perles nacrées confirment l'apparence efféminée de ce jeune homme. Chez Guerlain, c'est bel et bien son regard le plus intense lorsqu'il s'ouvre à vous, mais le fait qu'il soit si vide de sentiments en face de ceux qu'ils ne croient pas l'effacent un peu, ce qui n'empêche pas ses fines lèvres si pâles et son visage gracieusement sculpté de garder sa beauté en premier plan.

Si l'apparence est très importante pour l'avenir de Guerlain dans son esprit et qu'il fait attention à son corps dans ce but, il évite de se faire remarquer par un quelconque moyen : son style vestimentaire reste discret et très sobre. Lorsqu'il travaille, il se contente de l'uniforme règlementaire, sans artifices ni arrangement personnalisé, et en dehors ne cherche pas à s'habiller mieux que tout le monde. « S'habiller comme un sans-visage est une passion comme une autre... mais tu es sûr de ne pas vouloir porter ces vêtements que l'on t'as offert ? » À cette phrase que lui répète souvent un des serviteurs avec lesquels il s'est lié d'amitié, Guerlain sourit simplement. C'est ça, il veut être simple et discret, et même si son visage est souvent facilement reconnu par ceux qui s'intéressent aux acteurs, il ne se prive pas de continuer de s'habiller très simplement avec une préférence pour des couleurs sombres et chaudes, comme le chocolat la plupart du temps, et se contente de motifs unis, à carreaux à la limite, parfois rayé, pour tout dire il ne cherche pas le moins du monde à faire dans l'extravagance et le tape-à-l’œil, comme s'il cherchait à se fondre dans le paysage... Mais en présence de hautes personnalités, il arbore volontiers une tenue plus correcte, favorisant même ces fameux vêtements qu'on lui a offert longtemps auparavant ; la plupart de ceux qui le connaissent ont remarqué la mascarade, mais comment lui en vouloir ?

« Il suffit de regarder ses yeux pour penser le comprendre... »


... Pour un caractère passionné...


« À quoi peut penser celui qu'on imagine être un ange ? »


Vous vous demandez jusqu'à quel point la folie de Wonderland peut aller ? Eh bien Guerlain en est un bon exemple, même s'il est bien loin d'être le pire des fous de ce pays ; il est surtout un psychopathe passionnel ainsi qu'il peut le dire, un grand passionné qui attache plus d'importance à l'amour qu'à n'importe quoi d'autre et qui malheureusement ne sait pas s'y prendre de manière normale pour l'exprimer. Mais tentons plutôt d'expliquer cela...

Avant toute chose, Guerlain est un homme qui a suivi une éducation sévère sur tous les plans. Très sérieux, il s'intéresse aux connaissances du monde et présente une intelligence et une culture appréciable sur bien des points, plus particulièrement sur la logique sur quoi vous avez peu de chances de lui mettre une colle ; en effet, il sait très bien répliquer ou plutôt réplique le plus souvent du tac-au-tac avec le sourire, un sourire innocent et éternel que vous aurez beaucoup de mal à lui retirer sans avoir au préalable noué des liens très particuliers avec lui. En effet il ne présente son "mauvais" côté qu'à ses proches, et en un sens pour lui seuls les plus doués intellectuellements et les acteurs qu'il considère du même rang que lui peuvent l'approcher, car malgré son analyse indéniable Guerlain se refuse à se mêler à "l'autre monde" dont il faisait partie il y a peu ; en effet, il se contentera de se pencher sur le cas des acteurs et considèrera définitivement les sans-visages comme des objets qui se doivent de le servir selon les règles de Wonderland.

Est-ce que cela fait de lui quelqu'un de méchant ? Alors, il n'y a de mal ou de bien nulle part, juste des idées... Guerlain respecte tout à fait cette règle qui lui semble si importante. En effet, il se comporte de manière tout à fait neutre, suivant juste ses idées, et est conscient que ceux qui ne pensent pas de la même manière que lui viendront à le haïr. Mais il ne craint pas la haine, quand bien même que l'amour soit quelque chose qui obnubile ses pensées : en effet, même si celui qu'il aime venait à le détester, il ne craindrait pas cela, et en voici la raison : « La haine et l'amour ne sont pas les deux faces opposées d'une carte. Qu'on le veuille ou non, la haine est un sentiment fort au même titre que l'amour. La seule chose que je pourrai redouter qu'il ressente à mon égard, ce serait de l'indifférence... Ceux qu'il est impossible d'aimer n'éveillent en nous aucun sentiment, l'absence même de la possibilité de nouer des liens. L'indifférence, c'est tout, comme pour toute simple connaissance que l'on pourrait croiser en ce monde... Après tout, la haine est souvent éveillée par d'autres raisons particulières, comme la jalousie. Et la jalousie n'est-elle pas la plus belle forme d'admiration ? »

Il est évident que Guerlain est un peu trop passionné par le côté obscure de la société, par les mauvais sentiments. Il semble s'intéresser d'un peu trop près à ce qu'il cite bien souvent comme une forme d'amour mais que beaucoup définissent comme le pur contraire d'un sentiment amical ou amoureux. C'est sans doutes cela qui l'a déréglé... Cela a simplement commencé par un comportement quelque peu froid. Non pas froid au même titre que des personnes qui resteraient de marbre, solitaires. Guerlain a juste perdu quelques réactions normales pour un être vivant. Il n'est pas facile d'éveiller en lui la moindre colère pour ne pas dire impossible, car en effet Guerlain ne trouve aucune logique à se laisser emporter par une colère quelconque et sans le moindre sens, c'est de toute évidence un sentiment qui démuni de tous moyens de réflexion à proprement dit et qui ne le mèneraient qu'à détruire encore plus ce qui l'entoure... A quoi bon détruire quelque chose qu'il tente d'obtenir. Ce ne serait que pur gaspillage et il risquerait de perdre le plus précieux des objets, le plus parfait des amours...

Car avant tout, ce qui obsède ce jeune acteur, c'est un autre acteur justement. La passion et l'amour ont malheureusement fait tourner la tête de Guerlain, et c'est ce qui fait fonctionner son petit monde. Seul souci néanmoins il faut l'avouer, c'est que cela n'a pas fait non plus de lui un de ces jeunes hommes qui aiment tout ce qui est à l'eau de rose. En quoi est-ce un problème ? Eh bien, en restant dans le contexte d'un monde tel que Wonderland, si l'habitant ne devient pas sensible à ce genre de textes trop guimauve, à votre avis que lui arrive-t-il ? C'est ce qui advint de Guerlain quand il finit par laisser son monde se faire construire par l'amour qu'il éprouvait pour un autre acteur : il est devenu plus fou que jamais, ce que l'on appelle aisément un psychopathe, et que d'autres définissent même avec humour mais non sans une pointe de crainte de psychopathe passionnel. Si vous approchez un peu trop de celui qu'il aime, allez savoir ce qu'il adviendra de vous... Vous avez déjà essayé de tenir tête à un fou de Wonderland ?

Guerlain ne permet à personne de se mettre en travers de son chemin : celui qui ose toucher à ce qu'il pense lui appartenir de droit finit bien vite par mourir sous son courroux, et cela ne semble pas plus le gêner que cela, comme il ne craindrait pas de se tuer pour se libérer de ses souffrance si l'amour qu'il éprouve devait rester à jamais à sens unique... Il ne sait jamais vraiment ce qu'il veut, c'est un autre de ses plus gros défauts : veut-il cet amour au point de forcer l'autre à l'accepter, le veut-il au point de tout détruire pour lui, ou ne le veut-il que parce que c'est un désir impossible qu'il accepte d'oublier en se détruisant ? Son désir est changeant au point d'en devenir plus dangereux encore, il est obsédé par cette idée et ne parvient pas à sortir de ce cycle vicieux dont il est victime, mourir pour avoir aimer, revivre pour à nouveau aimer. S'il n'en est encore qu'au début de sa vie à Wonderland, s'il n'est encore qu'un jeune ignorant tout juste à sa première vie, il sait pertinamment que son destin sera de mourir seul, c'est d'une logique imparable. Mais l'être vivant est stupide, et quelque soit la réalité, qu'elle soit fatale ou non, il espère encore et toujours...

Il est une créature faite pour espérer, obsédé par une idée il continue de la poursuivre. Il s'enfonce dans le mal et détruit autour de lui dans l'unique but de suivre ce chemin qui lui a été tracé, il sait que ce n'est qu'une idée stupide, que c'est une désire futile, que c'est un destin ignoble, mais il répond à cela en étant toujours plus stupide, en argumentant les futilités et en détruisant ignoblement tous ceux qui pensent l'arrêter. On pense pouvoir le croire et le comprendre... Mais Guerlain est comme venu d'ailleurs, il n'a pas la même façon de penser que vous. Vous pourrez tenter de lui expliquer la futilité de mourir pour un amour, ou même l'horreur de tuer inutilement. Guerlain a son idée bien faite de la vie à Wonderland et saura avoir réponse à tout ; il est plus buté que quiconque, car il est un inconnu pour toutes les règles d'éthique que vous connaissez. Il fait parti de ceux qui sont les plus proches de l'idée de Wonderland. Chacun est né pour une chose : être un objet de décor, un acteur, ou un spectateur. Et même si Guerlain doit passer par chacune de ces étapes, aussi longtemps que cela sera son destin, il respectera ce choix, aussi horrible soit-il.

« Car cette ignominie est un choix, et ce choix est une vie... »

... Dû à un événement étrange


« À votre avis, quel peut être le passé d'un habitant de Wonderland aussi torturé par le mauvais côté des choses ? »


Ce n'est pas le plus beau des passé, mais c'est loin d'être le pire non plus. Pour ainsi dire, à bien des égards le vie de Guerlain a été trop parfaite pour qu'il finisse ainsi. A un détail près qui se présentera dès le début de sa vie : il est né à Wonderland, et dans sa poitrine tourne les aiguilles d'une montre déroutée par un sentiment qu'un habitant de Wonderland ne pourra jamais comprendre, un amour dont on se demande l'origine tant il semble impossible qu'une créature aussi monstrueuse qu'un homme ayant une montre à la place du cœur puisse sentir le moindre sentiment...

Pourtant, les habitants de Wonderland ressentent bien des sentiments. Comme toutes personnes, ils rient, aime, détestent, mais rares sont ceux qui peuvent pleurer... Pourquoi tant d'injustice, à quoi bon permettre à une petite poignée de gens de pleurer, d'avoir des yeux au travers desquels on peut s'imaginer comprendre les sentiments qu'un habitant de Wonderland ressent ? Telle fut la règle de ce monde, et tel fut son désir. Un désir ne s'explique pas, un désir ne se réfute pas, on ne retient pas le fruit du désir de mûrir et s'emparer d'un "cœur". Insoucieux et trop aimable, Guerlain ne comprenait pas cela au début de sa vie, il ne le concevait même pas si l'on peut dire. Comment un jeune garçon tel que lui aurait compris une telle notion que beaucoup d'adultes n'ont toujours pas voulu comprendre, ou n'ont tout simplement pas pu comprendre... Il est né comme tout habitant de Wonderland dans une famille normale, avec des parents normaux... pour Wonderland. Mais il avait une prédisposition que beaucoup d'autres avaient réussi à ne pas avoir, une prédisposition à être plus fou que les autres au fond de lui, comme s'il ne venait pas du même endroit que les autres. On peut prendre cela avec humour, et l'appeler "l'extraterrestre". En quoi est-ce différent ? Il n'y a rien qui ne prouve pas le contraire, ou en tous cas plus maintenant...

Car aujourd'hui, personne ne peut témoigner de sa naissance en ce monde. Est-ce que ça l'a choqué ? Pas plus que ça : il y a tant d'enfants sans parents de nos jours. Lorsqu'un midi, alors qu'il était assis à une table à s'enjouer d'un bon repas en compagnie de sa famille, une nuée de balles traversa la fenêtre pour aller se loger dans la tête de son frère, la montre de sa mère et le ventre de son père, Guerlain est resté de marbre, les regardant un long moment sans réagir. Mais lorsque son père poussa un gémissement de douleur, semblant vouloir survivre, il se releva soudainement, se précipitant à son chevet en criant, en appelant à l'aide. À quoi bon, puisque après tout il n'allait pas tarder à mourir, il n'y avait rien qui allait le sauver. Mais l'être vivant, lorsqu'il peut ressentir des sentiments, est assez stupide pour espérer. Au dernier souffle de vie que pu pousser l'homme, son fils se tut, cessa d'appeler à l'aide... et ses mains couvertes de sang illustrèrent la question qu'il posa en toute innocence et qui aurait horrifié quiconque l'aurait entendu.

« ... Suis-je fou de ressentir des sentiments ? »

La réponse lui apparu naturellement en son esprit : de toute évidence, il n'était pas normal qu'il pleure sur le sort de ses parents. Après tout, leur montre pouvait être réparée, de même que celle de son frère. Ils n'allaient pas tarder à revivre et tout serait réglé. Il n'entendit pas arriver un rebelle près de la maison, l'un de ceux qui avaient tirés. C'est la voix de ce dernier qui le surpris, le terrifiant à un point qu'il se jeta instinctivement sous un meuble pour se cacher. Il resserra sa petite main sur son torse, les dents serrées, mais l'esprit trop calme et étrangement perdu. Perdu pour la mort de ses parents ? Perdu quant à son futur sort ? Il ne se répétait qu'une question sans cesser, se tourmentant de quelques simples mots d'enfants, les plus horribles pour certains :

« Pourquoi, pourquoi... Pourquoi ai-je peur pour ma vie ? »

Il est naturel de se poser des questions, parfois on se pose des questions si terribles que l'on veut les oublier aussitôt. Certains les laissent de côté, ces questions pourtant évidentes qu'on a tous un jour voulu poser mais que l'on a préféré taire. D'autres veulent se morfondre sur leur stupidité d'ainsi poser des questions aussi ignobles. Mais Guerlain, plus curieux que ceux-là, et surtout plus fou, poussa légèrement le tissu qui obstruait sa vision de la pièce, observant les rebelles qui approchaient. Celui qui avait parlé s'approcha d'un des corps, celui de sa mère. La montre laissée à découvert malgré le corps qui était encore présent était arrêtée, le cadran fissuré. Le rebelle se pencha au dessus du corps, plaça son arme par dessus... Un bruit d'éclat sembla s'insinuer dans le vacarme du canon.

Manger ou être mangé.

C'est une des premières leçon que Guerlain admit de connaître le mieux lorsqu'il entra dans l'orphelinat. Les montres étaient réparables, mais seulement jusqu'à un certain point, et celles de sa famille avaient été trop endommagées pour pouvoir être réparées. Alors le jeune homme fut admit dans un orphelinat, ou plutôt, on l'enferma dans cet orphelinat. Après tout, y a-t-il tant d'orphelinat que cela ? ... Peut-être bien après tout, mais Guerlain n'en connu qu'un et tait encore son nom aujourd'hui. Car il n'y a qu'une chose qui attira son intérêt dans cet orphelinat. Il travaillait bien, après tout il avait toujours bien travaillé et apprenait vite depuis le début, c'était ce que souhaitait son père et afin d'accomplir le but de la famille Guerlain avait accepté de porter le fardeau d'un désir de mort. Pourquoi pas après tout, il n'avait pas encore de but lui. Il était plutôt équilibré, loin d'être l'un des meilleurs mais toujours respectable et respectueux. Beaucoup s'attaquaient à lui, et lui s'attaquait à beaucoup. C'était une loi naturelle dans son esprit, la règle du jeu, attaquer et contre-attaquer inlassablement pour plus tard pouvoir participer à cette guerre. Un jour cependant il s'intéressa à quelqu'un d'autre.

« Vous êtes nouveaux ici ? Je peux vous aider. »

Il avait dit cela avec un naturel qui le terrifia. Pourquoi est-ce qu'il ressentait encore ce sentiment futile ? C'était juste parce que ce qu'il venait de faire était anormal. Pourquoi s'entraider, dans un monde où la hiérarchie n'en demandait pas le besoin ? Mais étrangement, Guerlain avait vu ce nouveau-venu différemment. Peut-être était-ce seulement que sa situation lui disait quelque chose : Raven, dit aussi Ragna, avait perdu sa famille. Il était jeune, mais l'aîné de sa famille. À la différence de Guerlain, il avait réussi à préserver la vie de son frère, Jin. Mais... après réflexion, Guerlain n'enviait pas sa situation. Il ne l'admirait pas non plus. Il y avait autre chose, une raison pour laquelle il appréciait les deux jeunes gens. Ou plutôt non : peu lui importait Jin, comme tous les autres il était réparable et futile, mais Raven c'était une autre histoire...

C'était peut-être un peu... de l'amour.

Il l'a compris assez vite, et n'ayant pas de but a pensé qu'il serait bon de prendre ce chemin. Il n'a pas brisé sa promesse de suivre le but que son père avait voulu pour lui, il a répondu aux désirs de ce père tout à fait normal qui avait eu la malchance d'être cassé. Mais il avait trouvé son but... Cependant, celui-ci prit bien vite de l'ampleur, trop d'ampleur, il amplifiait, se densifiait, bientôt ce désir devint trop grand pour que Guerlain puisse le supporter lui-même. Mais il ne voulait pas lui faire du mal à lui. C'était une question de logique : il faisait du mal à ceux qui n'étaient pas importants, ceux qui étaient inutiles ; Raven était important et était utile à sa survie, il ne pouvait mourir. Mais un jour, un acteur vint à l'orphelinat. Aussitôt, une autre flamme s'alluma en Guerlain. Être acteur, c'était quelque chose que tout enfant voulait, n'est-ce pas ? Il le voulait aussi, avoir des yeux, avoir la puissance et les droits.

Il ne fut pas choisi.

Aussi ardent fut son désir, aussi laborieux fut son parcours, le destin choisi un autre débouché pour son chemin : il perdit ses deux buts. Raven Ragna Kichuizuchi devint acteur, le futur précepteur du Roi de Trèfle. Guerlain resta seul à l'orphelinat, sans rôle ni but. Il ne se morfondit pas vraiment sur son sort, il se contentait de reprendre sa vie d'avant. Quelque chose changea pourtant : tous ceux qui l'approchaient de trop près tâtaient de sa lame, et allez savoir combien eurent la malheur de mourir. Ils n'étaient en tout et pour tout pas bien nombreux, mais cela suffit à ce qu'il soit remarqué. Il est très rare que quelqu'un soit choisi pour devenir acteur grâce à un autre acteur. Guerlain eut une toute autre chance que celle de Raven :

« Vous avez été choisi pour remplacer l'ambassadeur de la Mafia, mort dans le jeu. Veuillez nous suivre. »

Guerlain allait enfin devenir acteur. Il sortit de ce maudit orphelinat, perdant ainsi toute trace de sa "deuxième vie", pour entrer dans la troisième. Il perdit aussi toute trace de ce qu'il avait connu de Raven, jusqu'à perdre également trace de ce Jin. Bien qu'il sache encore parfaitement quel est l'orphelinat dans lequel il se trouvait, il semble évident qu'il n'y serait plus. Si ça se trouve, il travaillait pour le royaume. Si ça se trouve, il était devenu un soldat, un employé, ou même un mafieux. Allez savoir, Guerlain ne reconnaîtrait pas son visage. Après tout, il n'avait pas de visage ! Il n'y avait qu'un seul visage pour Guerlain qui restait dans son esprit : celui que Raven avait obtenu avant de partir de l'orphelinat grâce au vieux précepteur du Royaume de Trèfle...

Le temps passa, logiquement, dans l'ordre des choses...

Il n'y avait rien d'anormal dans la vie de Guerlain, il était juste un habitant de Wonderland un peu plus froid encore que d'autres et particulièrement passionné par des broutilles. Parfois, un détail semblait l'obnubiler pendant des heures, une simple tache attirait son attention et il restait au dessus de celle-ci, sans un mot, le fixant de ce nouveau regard qu'il avait... Quelques années s'écoulèrent, il approchait de la vingtaine, quand Blood Dupré lui fit une demande qui le surpris.

« Nous avons des affaires à régler avec le Royaume de trèfle : rends-toi là-bas. »

Le Royaume de Trèfle... Ce nom resta gravé dans la mémoire de Guerlain à l'encre rouge, comme une information vitale. Il y avait un visage caché derrière ce simple titre, et un nom : Raven Ragna Kichuizuchi. Il le revit, juste de loin. C'était bien lui : fidèle à lui-même, inchangé en un sens, il n'y avait que ses traits qui semblaient plus beaux et ses connaissances incroyables. Guerlain l'avait toujours vu au dessus de lui... Il se plaisait à l'observer de loin quand il se rendait au Royaume, à tel point que même après ses affaires il lui arrivait d'y retourner sans raison bien valable, prétendant avoir besoin de parler avec la ministre, le valet du roi, le roi lui-même parfois. Il trouvait un moyen de détourner l'attention de lui, et allait admirer celui qu'il avait retrouvé... Mais il avait loupé sa première chance.

Allait-il laisser la seconde passer ?


Il commença à se rapprocher un peu de ce précepteur, lui touchant parfois quelques mots à propos du roi, et d'autres fois du royaume. Il se contentait de quelques paroles, mais le simple fait que Raven sembla l'écouter lui suffit. Pourtant... Il semblait ne pas se rappeler de lui. C'était tout à fait naturel : après tout, Guerlain fut un sans-visage, un objet parmi tant d'autres, il avait changé. Il savait que si cela continuait ainsi, un jour ou l'autre la montre de Raven, ou la sienne, serait brisée. Alors ils se perdraient à nouveau de vue. Quel était le but de Guerlain ? Vivre simplement ? Il n'avait plus de but depuis longtemps, mais le désir revint... Il devait lui parler, se l'approprier...

« Il lui faut vivre du Désir... et répondre à son appel. »


Autre


Guerlain de Castellane est connu aujourd'hui pour être un chasseur inlassable, et a été reconnu pour une capacité bien particulière. Lorsque Raven Ragna Kichuizuchi abandonna l'orphelinat, Guerlain passa de longues années à se battre avec les autres enfants de l'orphelinat. Avant, il ne sortait jamais indemne du combat ; son corps finit par se renforcer à force de se briser. De fait, Guerlain est devenu quelqu'un, à défaut d'être rapide, très résistant. Ayant une force un peu supérieure à la moyenne, il ne ressent presque jamais la douleur, sa peau est difficile à transpercer d'une simple lame et ses os sont aussi dur que la pierre. Le temps qu'il passa à la mafia lui permit de se perfectionner jusqu'à ce qu'il retrouver Raven : aujourd'hui, il est d'une résistance à toute épreuve, les coups ne sont rien pour lui et la douleur ne se fait presque plus ressentir physiquement parlant. Néanmoins, quelques rares recoins de son corps restent assez fragile, comme notamment la peau de son coup aisément tranchée, ou ses mains qui restent ce qu'il essaye de protéger le plus. Il oublie néanmoins l'importance de celles-ci quand il s'agit de Raven ; quiconque touche à l'objet de ses désirs fera face au pire monstre qui soit...


Vous connaissez ce psychopathe



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MessageSujet: Re: Guerlain de Castellane, fou du désir nommé...   Mar 6 Mar - 21:57

Re-bienvenue Nofy~ ^^
Tu vas me faire tous les types de personnages possibles. ^^"" J'aime beaucoup celui-ci, il va bien avec mon idée de Wonderland. ><
En tous cas tu es validée, bon jeu !
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